Guère envie de m'épancher sur mes propres pensées ce matin . Je me méfie de cette auto-complaisance qui éloigne de l'essentiel. Le programme chargé de mon week-end me secoue et m'oblige à sortir de ma torpeur morose, c'est très bien !
Je n'ai pas eu "ma" classe en cours hier; mais je sais qu' un de mes élèves est absent. Qu'il est parti jeudi, à la mi-journée, parce qu'il n'en pouvait plus. Et je m'inquiète pour lui.
Dans la matinée d'hier, nous avons eu la visite d'une ...psychologue (?) de l'Inspection Académique, qui nous a expliqué ce que je savais déjà, et qui nous a bien mis en garde : nous devons rester à "notre" place ! Il est dangereux de trop s'impliquer dans une relation proche avec nos élèves en dificulté morale. Ils ont des parents, des proches, des médecins à leur disposition. Oui, heureusement d'ailleurs.
Comme si cela n'était pas déjà assez douloureux, une autre épreuve - dont je n'arrive pas à parler - s'ajoute encore au poids de la première. Une qui me met en colère. Profondément. Une de ces colères continues qui bouillonnent au fond de soi ....
Je sais ... la colère n'est pas bonne ... mais j'ai horreur d'être prise en otage affectivement.
Un coup d'oeil à la fenêtre : pluie .
J' emmène les filles à Châteauroux pour du shopping.
Et le reste ... c'est du travail : dans la maison ou pour le collège.
Au chaud . Je ferai peut-être ce dessert à la citrouille que nous aimons tant .
Choisir avec soin les beautés et les plaisirs de novembre ...
Et la saison est venue aussi où j'allume des bougies. pour éclairer d'une douce lueur la pénombre des journées grises .
Aujourd'hui aussi, j'allumerai le feu dans la cheminée.
Une cheminée à foyer ouvert, comme autrefois, pour entendre le crépitement des flammes ...
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